La famille Kaloian, arrêtée et libérée... deux fois !

Dernière mise à jour : 17/05/2011 à 16:06

George Braque KaloianlightJeudi dernier, le collège Georges Braque de la Grand’Mare, a suspendu ses cours durant tout l’après-midi. La quasi-totalité des élèves et enseignants de l’établissement a manifesté son soutien à la famille Kaloian, qui comparaissait devant le juge des libertés et de la détention au sujet de son expulsion en Arménie.

La veille, le centre de rétention administratif d’Oissel a passé un coup de téléphone au collège Georges Braque à la Grand’Mare, pour informer le corps enseignant que la jeune Marika Kaloian ne pourra pas passer son brevet avec ses camarades de classe. Elle et sa famille ont effectivement été arrêtées par la police des frontières ce matin-là. Mais le magistrat a finalement prononcé une libération exceptionnelle. Décision pour laquelle le préfet a fait appel. La famille a donc été à nouveau enfermée vendredi 13 mai… avant d’être rejugée le lundi 15 mai et d’être remis en liberté, en attendant un éventuel nouvel appel de la Préfecture…

Monsieur et Madame Kaloian et leurs trois enfants, Madlena, Marika et Malkhaz avaient fui l’Arménie en 2008 et vivent à Rouen depuis. Lorsqu’ils s’étaient vu remettre une obligation de quitter le territoire français au début de l’année, un large comité de soutien s’était organisé, que la ville de Rouen avait relayé en parrainant les trois enfants. Valérie Fourneyron avait célébré le 23 février dernier le parrainage associant trois élus de la majorité, Jean- Michel Bérégovoy, Ludovic Delesque et Hélène Klein, et trois membres du comité de soutien.

Les élus rouennais condamnent la politique du gouvernement de reconduites à la frontière systématiques, inhumaine et aveugle. « Nous demandons au Préfet de revenir sur la décision et d’accorder à cette famille le droit au séjour sur notre territoire, que nous considérons comme légitime. » Un groupe Facebook, le « Comité de soutien à la famille Kaloian » compte par ailleurs plus de 1500 membres. Une pétition est également en ligne.

J.C.