Le 106 veut séduire les productions européennes

Dernière mise à jour : 05/04/2011 à 15:25

JC Aplincourt light54 concerts pour le premier semestre, Jean-Christophe Applincourt, directeur du 106, est fier de sa salle connue par les productions françaises. Tout en étudiant sa programmation de rentrée, il souhaite attirer les professionnels européens.

- Plus de six mois d’activités. Quel est le premier bilan du 106?

- Positif. Actuellement, nous sommes en train de stabiliser notre formule d’activités. Nous avons acquis un bon rythme, du point de vue de l’équipe et de la disponibilité de la population aussi. Dans l’ensemble, tout va dans le sens que nous avions prévu. Cette semaine, nous avons quatre concerts : 900 personnes pour The Do, complet pour The Dub Inc, environ 900 pour Thomas Fersen, par contre c’est un peu plus difficile à dire pour Tha Dogg Pound. Ça fait quatre concerts de suite sur des esthétiques différentes et ça fonctionne. Chaque fois l’offre crée la demande. Le fait d’être dans une communauté d’agglomération aussi importante est très agréable. A travail égal le rendement est assez fort. Maintenant, l’idée est de s’inscrire dans la durée. Avoir une vision à 6 mois c’est bien, mais l’avoir à 10 ans c’est pas mal aussi. Il ne faut pas être dans le trop court terme pour penser un projet culturel. C’est typique pour les studios de répétition. Le retour sur investissement sera sur 5 à 10 ans.

- Quels sont vos champs d’action ?

- Nos champs d’action sont l’accompagnement, ce qui est quelque chose de long, mais aussi l’action culturelle. C’est quelque chose de particulier à cette salle. On investit beaucoup dans les expositions, les actions envers des publics spécifiques. Nous essayons de créer des conditions favorables pour aller vers des publics non habituels à ce milieu. Après, c’est une stratégie d’ensemble. La première année, il faut avoir un impact important, faire découvrir le lieu, faire en sorte que les gens se sentent chez eux, mais aussi dans un endroit où on peut opérer des mélanges. Le rôle de ce type de lieu c’est que des catégories habituellement cloisonnées se rencontrent, que des choses improbables arrivent. Le Fast and curious, prévu en mai, fait partie de cela. Nous allons vers les gens qui connaissent la musique, mais aussi vers un public qui est plus large. La première année, nous créons des formats nouveaux, comme les soirées électro.

- Peut-on déjà annoncer des noms d’artistes pour la rentrée?

- Des pistes sont en vue pour la rentrée. Ce sera encore un mélange entre artistes large public aux choses qui ont une base étroite. Nous aurons probablement Alela Diane, Keren An, Sahntel, Stromae, Arch Enemy et le retour du festival Persistance tour.

- Vous offrez une formule abonnement. Combien comptezvous d’abonnés ?

- A travers la formule abonnement, nous visons les gens qui aiment découvrir les concerts, car c’est valable sur toute la saison. Nous en comptons actuellement 90. – Quelles sont les formations rouennaises qui vous ont marqué dernièrement ? – Christine : un vrai groupe de scène, surtout qu’il n’y en a pas tant que ça en électro. Elisa Jo : tous les espoirs sont permis quand on voit autant de productions qui veulent la rencontrer. Black king : il a un public impressionnant.

- Quels sont vos projets ?

- Attirer les productions européennnes. Nous sommes sur un axe intéressant entre la Hollande et l’Espagne, entre l’Angleterre et Paris. Les producteurs français ont confiance, ils savent comment ça marche ici, quel accueil ils ont. Maintenant il faut passer à l’étape supérieure., il faut les capter, leur faire comprendre que Rouen n’est pas une ville secondaire, qu’il y a un grand bassin de population. A nous de construire le capital culturel.

Thierry CHION

Abonnement : 75 e par an (tarif normal) ou 40 e (tarif réduit. Il permet de bénéficier de réductions de 5 à 13 e sur les tarifs billleterie