Premier album solo pour Marita

Dernière mise à jour : 28/03/2011 à 18:12

Avec ses 33 ans de pratique derrière elle, Marita vient de sortir son premier album solo : «Du soleil qui passe». Entre invitation au voyage et retour à ses racines malgaches.
Six mois de voyages en bateau, dans les fjords, au Groenland ou en Méditerranée, des escales et des rencontres plus tard, Marita nous livre son tout premier album, tout juste sorti la semaine dernière : «Du soleil qui passe», une pépite de douze titres qui fait référence aux couchers de soleil d’Helsinki. «J’ai composé lorsque je ne jouais pas, en cabine. Le voyage ça m’a permis de rencontrer plein de musiciens sympas».
Chez François Casaïs, avec Patrice Mizrahi, aux percussions, et Clément Landais, à la contrebasse, et même Philippe Langle (venu spécialement de Bordeaux), au steeldrum, Marita a enregistré ses musiques et textes, ainsi que ceux de Gul ou de Dominique Bonafini. Quatre jours de studio étaient programmés. En une journée et demi, la boucle était bouclée. «Il est exactement comme je voulais». L’ambiance est un mélange de chanson française et de musiques d’ailleurs, avec des influences différentes, en fonction des voyages, et des racines malgaches qui ressurgissent ça et là.
Parmi les titres, soulignons la présence de «Léon», c’est «la toute première compo que j’ai faite de ma vie».
L’album a été produit grâce aux souscriptions. Ainsi, 2000 euros ont été récupérés. «J’ai également eu le concours de l’association La Royal Zone et l’Espace musical. Ça fait longtemps que cette dernière suit mon évolution. Nous n’avons jamais travaillé ensemble, si ce n’est quelques jams. Et puis il m’a proposé ce projet super».
Marita fait bien évidemment référence au concert à l’Elysée-Montmartre qui devait avoir lieu ce 5 avril. Idéal pour la sortie d’album. Mais un incendie en a décidé autrement. La date est annulée. «On est tous complètement dépités. Quoi qu’il arrive on n’en restera pas là».
Des galères, elle a dû en connaître d’autres au cours de sa carrière : «Ça fait 33 ans que je joue de l’accordéon et 22 que c’est mon métier. J’ai débuté la scène à 12 ans. Du jour où j’ai touché un accordéon, je n’ai jamais arrêté».
Marita a tourné 7 ans avec Espéranto, 8 ans avec Gul de Boa, a fait pas mal d’arrangements, et même accompagné Lenny Escudero. «C’était un grand bonheur. Il a une présence monstrueuse sur scène. Il avait 72 ans quand j’ai joué avec lui. Tous les soirs à Avignon nous faisions salle comble. C’est une jolie aventure. Sur le titre Dernier soupir, le thème de départ est un thème qu’on peut retrouver dans la musique de Lenny. C’est normal, c’est moi qu’il l’ai créée».
Thierry CHION
Marita en concert les 9 et 10 avril, au P’tit bar, rue Damiette, à 20h30, le 9, et 19h30, le 10.
A venir : les Terrasses du Jeudi, Le Trianon (novembre).
www.myspace.com/maritadeprezIMG_1013